28 août 2012

Un nénuphar sur le poumon


Redevenir cette inconnue qu'on lit de l'Égypte. Cette nobody qu'on visite par hasard ou en secret, anonyme et sans laisser de trace.
Retrouver la liberté d'un journal duquel personne n'attend rien. La légèreté des propos qui n'émeuvent pas, sinon la beauté simple des mots placés dans le bon ordre.
Résister à l'angoisse d'être un livre ouvert, et écrire encore. Tout exprimer parce que la vie s'en fout pas mal de toute façon.

Mais comment?
Les mots sont lourds et je ne peux plus faire semblant d'être forte.





Il faut que tu partes d'ici.


25 août 2012

C'est pas que je regrette


Mais quand j'y repense... 




Si j'ai un regret véritable, c'est de ne tirer leçon de rien.




23 août 2012

Dépossédée


Y'a des jours comme ça où je pense à ma vie comme à un monde étranger dans lequel je suis perdue, où la personne que je suis semble irréelle, une espèce de contour flou sans essence dans un décor surréaliste...


Et l'existence parait tellement légère. Futile, presque.

21 août 2012

J'ai envie d'avoir quelque part où aller



Pourquoi ce soir la pluie sent-elle si bon?



Lâche

Je suis tellement tannée d'écrire! Fatiguée de ce mémoire. Pu capable de déblatérer phrase après phrase des bienfaits de l'éducation artistique. Pu rien à foutre de l'artiste-enseignant. Mal de tête persistant. Je n'y vois plus clair. On dirait un ramassis de conneries que personne ne lira jamais. Il me faut vingt minutes pour composer une phrase et je la trouve tellement laide que j'ai juste envie qu'on me vole mon ordinateur et que je sois obligée d'abandonner. Je compte les heures et mesure le ridicule du travail accompli. J'emmerde le Rapport Rioux. J'attends qu'il soit enfin l'heure de faire la sieste, puis qu'il soit assez tard pour aller me coucher. Je programme mon réveil en me disant que demain ça ira mieux. Mais les lendemains sont aussi stériles que les veilles. Abandonner... fuck, j'ai vraiment envie d'abandonner.  

Rien que du vrai

Normand D'Amour l'a dit: la peur est un mensonge!
Fait que, enweye, déguédine. Je t'attends. 

20 août 2012

On ne sera jamais

Est-ce qu'il faudrait que je te dise que je ne t'aime pas? Que je ne t'aimerai jamais? Que ces choses-là, on les sait? Que ce n'est pas en m'aimant plus fort que ça va changer quoi que ce soit? Est-ce qu'il faudrait que je sois brutale comme ça?

Il est lourd ton amour. J'ose même pas imaginer à quel point il doit être écrasant pour toi. J'en ai marre de te voir souffrir, ben oui, ça parait, et surtout marre de savoir que c'est à cause de moi. Je ne suis même plus moi-même quand tu es là tellement je fais tout pour que tu n'aies aucune espèce d'espoir. Est-ce qu'il faudrait vraiment que je t'humilie davantage?

C'est trop. Il faut que tu te foutes un grand coup de pied au cul.
Il avait un peu raison, Pennac, quand il disait qu'aimer ne supportait pas l'impératif. Mais c'est possible, changer l'amour en haine. Il faut juste le vouloir, ensuite tu y crois, et finalement tu te rends compte de tous ces gens qui existent autour de toi que tu ne voyais pas avant.
Et l'amour finit par mourir.

15 août 2012

Moment de lucidité

Parce qu'on fume comme des ados qui se moquent bien d'une dépendance éventuelle et qu'on partage une poutine après avoir ri comme des fous de l'anti-émeute. Parce que tu m'offres de dormir dans ton hamac, que tu me textes à minuit "yé tard mais tu peux m'appeler" juste pour savoir comment ça va, que tu réponds à mes courriels en quelques minutes en me disant "écris-moi encore". Parce qu'on s'en va dans le bois toute la fin de semaine, qu'on sort les mercredis après les entrainements, qu'on dort 3 sur le même futon.

Merci.

Je sais pas pourquoi je suis tant que ça en quête de l'amour alors que vous m'en donnez tellement, que je peux m'attacher à vous sans que vous ne preniez vos jambes à votre cou, vous dire je t'aime à l'infini même. Je me demande pourquoi je cours à ce point, quand c'est évident que vous contribuez bien plus à mon bonheur que ces quelques passions éphémères.

Je passe trop de temps à pleurer des déceptions alors que je devrais fêter ces amitiés.

14 août 2012

Comme dans POW!


Ok, fait que pour être aimé, faut juste ne pas aimer?
Wow.
C'est bien fait, la vie!




J'ai rêvé que je prenais une gomme et qu'il me regardait avec des yeux suppliants genre allez, partage! Mais c'était la dernière gomme du paquet et elle était dans ma bouche, sauf qu'il aime vraiment beaucoup la gomme balloune, plus que moi si ça se trouve, alors je me suis approchée et il est venu chercher un bout de gomme dans ma bouche, avec sa bouche tsé.

Un beau moment, même si c'était juste un rêve.

Mais vu que dans la vie on peut rien faire sans tout scrapper parce qu'aussitôt que tes yeux brillent un peu tout le monde t'accuse d'amour excessif, ben toi et moi on échangera jamais de gomme comme ça, peu importe à quel point on peut en avoir envie et même si la gomme balloune c'est surement LA chose qu'on a en commun.


Parce que mettons que tu m'embrasses, même si c'est juste pour ma gomme, ou surtout si c'est juste pour ma gomme, je vais avoir envie de recommencer, pis tu vas te dire oh oh, elle s'attache elle là. Merde.




De toute façon, je sais pas c'est qui le twit qui a dit que l'amour c'était la vie. C'était peut-être moi? Les Beatles! N'importe quoi. L'amour c'est la mort dans notre génération de fuckés.




Pis qu'on me dise pu jamais que les gars sont moins compliqués que les filles!!!

12 août 2012

Comme un avant-gout de l'automne

Le gris, le noir presque du ciel et la pluie violente sur le jardin, enfin. Mais en dessous les patates sont encore au sec, l'été a été dur. Dans nos impers, on récolte. Les mains pleines de terre mouillée, puis rouges des betteraves épluchées.
- On est riche, les enfants!
- Oui maman.
Chauffer le poêle et sortir les pichenottes, les cartes, la planche de tock. Du boeuf bourguignon au four. Danser les yeux fermés jusqu'à ce que la pluie cesse et les oiseaux commencent à chanter.

Ce soir, seulement quelques nuages et l'air frais du fleuve encore. Ce soir on fait un feu, on s'emmitoufle et on regarde là-haut. 

08 août 2012

Du faux, tout le temps, partout

J'aurais voulu un monde vrai où on n'a pas à jouer, à faire semblant, à regarder ailleurs, à se cacher. J'aurais voulu pouvoir vivre sans me demander qui je dois être parce que moi-même ça risque de pas suffire.

On pourrait pas juste se sourire?

À quel moment a-t-on commencé à croire que vrai c'était le contraire de simple? Je suis fatiguée de me demander si j'ai le droit, si c'est correct, si je dérange. Fatiguée de me retenir, tout le temps. Et tellement tannée d'attendre.

06 août 2012

Encore et toujours

Et tout à coup, c'est nos vies qui veulent ça surement, mais tous mes patterns amoureux se répètent.
L'espoir, l'attente, la déception, l'espoir, l'attente, la déception.
Tomber amoureuse d'un gars qui a juste pas de place pour ça dans sa vie. Pas de temps.
Vouloir continuer même si l'échec est écrit dans le ciel, qu'on l'a déjà en pleine face.
Demander plus, avoir moins, comme systématiquement.
Essayer de ne pas me casser la tête, prendre ça à la légère, lâcher prise, et pleurer dans mon oreiller.

Pourtant c'était commencé tellement différemment. Ça s'annonçait tellement rafraichissant. Non. Même tas de bouette dans lequel je me débats sans vraiment essayer d'en sortir.


Et attendre... Quoi?
La dernière minute...
Encore.

05 août 2012

Ok, fait que tu me dis que tout est correct?

- Tu voulais connaitre mes défauts... Ben t'as été témoin de ce qui est peut-être mon pire défaut.
- ???
- ... J'ai des émotions intenses... et je les écoute...


Je voulais m'excuser d'avoir été excessive, mais il me laissait pas faire, comme plus convaincu que moi de la légitimité de mes réactions.


- Fait que tu vas pas prendre tes jambes à ton cou et te sauver?
- Pourquoi je ferais ça?
- Parce que je suis freak...
- J'aime les freaks.

03 août 2012

Aucune patience

C'est comme une peine d'amour vécue un peu trop tôt, en avance, en prévision de. Pas parce que tu ne m'aimes plus. Parce que tu ne m'aimes pas. Ou pas encore. Aucune différence. Te laisser le temps? Non, je pense pas. Aimer dans le vide, je l'ai trop fait déjà. Le faux, je suis pu capable.
Ok, bye?

Tu capotes api...
Mets-en.