30 décembre 2011

Changer pour vrai

C'est tellement inacceptable!
J'ai peur de vouloir continuer justement à cause de ça.
Mais en 2012 je pourrais prendre une résolution pour la première fois de ma vie...
Quelque chose qui se formulerait à peu près comme: arrêter d'être une maso finie?

28 décembre 2011

Comme au secondaire

Ton inspiration
et mon expiration
Un fil de fumée
de ma bouche
à ta bouche

Et nos lèvres qui se touchent
à peine

L'envie d'être ailleurs
Avec mon frère qui regarde pas


Pareil

26 décembre 2011

Noël bruyant

Et ton silence me manque.

22 décembre 2011

Ça doit vouloir dire que je suis au bon endroit

Travailler avec les enfants me donne envie d'en avoir.

17 décembre 2011

Martin

Ta haine du monde et le dégoût que tu manifestes envers l'humanité me réconfortent étrangement dans le sentiment qu'ils m'apportent d'être privilégiée. C'est comme si de toutes ces raisons de rêver d'une apocalypse sanglante, j'étais absente. Parce qu'avec moi tu partages un repas et ton dédain de l'avenir humain.

Même si du moment où les portes du métro se referment, je pleurs de voir plus de personnes qu'il n'en faut se lever spontanément pour laisser leur place aux deux vieillards qui peinent à s'asseoir dans le mouvement du départ, même si je me dis tout à coup qu'on n'est pas supposé vivre si vieux, même si au moment d'entrer chez moi je pleurs encore parce que peut-être qu'on s'est trompé sur le sort de l'humanité tous les deux, je me considère choyée d'avoir un ami comme toi, pessimiste, subversif, complètement noir.

13 décembre 2011

La course de la vraie vie

Souper du poivron vert, du brie et des Doritos en essayant de coucher toutes tes idées sur papier pis te dire shit, une chance que j'ai pas d'enfants.

11 décembre 2011

Tout est prêt mais j'ai peur de ne pas dormir

Dans mon insécurité je ne peux pas arrêter de penser à toi. J'aurais voulu attendre le sommeil à tes côtés et m'y laisser doucement emporter par ton souffle lent et régulier.

10 décembre 2011

Aussi parce que

Il est du genre à pleurer de rire.

07 décembre 2011

Presque rien

Je le sais, je veux dire, objectivement là, je le sais que c'est pas la mer à boire ce que je demande. C'est presque rien.

Mais même presque rien, si c'est absolument pas lui, ça reste un presque rien impossible après lequel je pourrais courir éternellement. Parce qu'on le sait, on l'a appris de force, les gens ne changent pas parce qu'on le veut, ni parce qu'on en a besoin. Alors, abandonner tout de suite, ça vaudrait peut-être mieux, non?

C'est que j'arrête pas de me dire qu'abandonner pour presque rien, c'est con. Sauf que c'est un presque rien tellement essentiel...

04 décembre 2011

À moitié

"On est quand même une équipe de bûcherons assez non-conventionnelle! La bonne femme à la scie, la jeune intellectuelle à la hache, pis le vieux de presque 90 ans qui charge le trailer..."

- Ma mère.


Et je me sens tellement choyée. Tellement chanceuse.
De vivre à moitié dans la ville et dans le bois, à moitié dans les livres et dans les feuilles mortes, à moitié mais complètement, la tête dans les nuages et un pied sur terre.

01 décembre 2011

Attente

J'ose estimer que je mérite quelques miettes de plus, quand même.