30 août 2011

Comme un je t'aime, en plus doux

"C'est que j'ai toujours pas mal tout aimé de toi... même tes défauts, je les aime."


29 août 2011

Interstice

C'est arrivé comme ça. Il m'embrassait et c'était comme si toute la vie on s'était embrassés. Ses lèvres sur les miennes, je ne pouvais pas m'empêcher de fredonner. C'était simple comme un fou rire, simple comme le bonheur, celui qui te fait chanter juste comme ça, parce que dans ton ventre il y a de la musique.


Depuis, j'ai recommencé à travailler, comme s'il m'avait libéré l'esprit d'un poids, comme si la vie pouvait reprendre maintenant.

26 août 2011

Impératif

"Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »... le verbe « rêver »..."

(Pennac, Comme un roman.)

25 août 2011

Imagine s'il était passionné de toi...

IMAGINE!

"Et je veux dévorer du temps, tu m'entends, dévorer du temps comme un avaleur de sable, planté debout, gueule ouverte, sous le trou du grand sablier de l'éternité."

(Bourguignon, L'avaleur de sable.)

24 août 2011

Mots cons

Comme une envie de hurler
Parce que de tous les mots que tu peux prononcer
Il y en a aucun qui exprime vraiment ce que tu sens

Le mur entre le monde entier et moi
Immense, insurmontable
Il est construit de mots, l'écoeurant

Simple. Vrai.

Il ouvre la porte en genre de pyjama, la bouche pleine, une toast à la main, me fait un câlin avec juste un bras.

Ça sent pas super bon chez lui. Comme une odeur étrange de souris. J'entre quand même parce que je sais qu'il suffit d'une minute ou deux pour que ça passe. Pour que je m'habitue.
J'enjambe trois-quatre trucs, m'assois au pied de son lit, puis me couche en repoussant plus loin trois-quatre machins.

"La moitié du lit est à toi.
- Quoi?
- La moitié du lit est à toi."

Il exagère un peu, c'est plutôt le quart, mais ça m'émeut qu'il dise "est à toi", et dans ma tête ça tourne. Des paroles innocentes. Il reste loin, comme encore perdu dans le matin, les yeux petits. C'est sale, surtout bordélique. Son lit sent la poussière ou quelque chose qui ressemble à ça.
Zéro efforts de propreté pour ma visite. Pas de flafla. Juste du vrai.
Ça sent pas bon mais ça me fait ca-po-ter.

16 août 2011

Morale

« Je n'en sais vraiment rien. » Et il ajouta: « De toute façon, ça ne m'intéresse pas.
- Et tous vos nobles discours? Toutes vos péroraisons sur le respect de la femme? dit Havel, simulant une très grande sévérité. Vous faites souffrir Elisabeth et ça ne vous intéresse pas?
- J'ai de la compassion pour les femmes et je ne pourrais jamais leur faire de mal consciemment, dit Fleschman. Mais ce que je fais inconsciemment ne m'intéresse pas parce que je n'y peux rien, et par conséquent je n'en suis pas responsable.
(...)
- Si l'on n'était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d'avance absous de toute faute. Seulement, mon cher Fleschman, l'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute. C'est pourquoi rien ne peut vous absoudre, et je déclare que vous vous conduisez comme un mufle avec les femmes, même si vous le niez. »

(Kundera, « Le colloque », Risibles amours.)

Censure

Carré blanc.
J'aurais ça à écrire.
Je peux pas parce que...
Fuck.
Tsé l'histoire...
En tout cas il pleuvait.
Comme jamais t'as vu ça.
Mais je peux pas.
Merde.

Je vais quand même pas fermer ça ici encore?

15 août 2011

Aveux

Une enveloppe épaisse avec api écrit dessus, le point sur le i comme un tout petit coeur, vraiment minuscule, subtil, je panique déjà et j'essaie de me convaincre que j'hallucine, mais non, quand même, c'est vraiment un coeur. Pis dedans 4 pages de mots d'amour comme j'aurais jamais pensé que ça pouvait exister. Je peux pas arrêter de pleurer parce que... je sais pas exactement... parce que tout... parce que l'autre qui a jamais pu prononcer un je t'aime aussi franc en 4 ans, pis lui qui l'écrit comme ça, bang, première ligne deuxième paragraphe. Parce que je suis pas amoureuse de lui, ou pas encore, je sais pas, sûrement juste parce qu'il est amoureux de moi tsé, c'est con comme ça. Parce que je m'étais même imaginée que jamais quelqu'un pourrait vraiment éprouver cette affaire-là qui est de l'amour pour moi. Parce que ça peut comme pas être réel tout ça.

Je voudrais tomber dans un sommeil profond qui durerait deux semaines et duquel je me réveillerais tout à fait guérie, prête pour de vrai pour un vrai changement...

13 août 2011

"Le coeur possède plus de chambres qu'un hôtel de putes."
(Garcia-Marquez, L'amour aux temps du Choléra)

12 août 2011

Après l'apocalypse

Des fois je me dis que c'était quatre années de perdues... Souvent je suis plus pessimiste (réaliste) encore et je me dis que c'était quatre années de destruction massive. 

Il faudrait reconstruire... 

Mais quand je le vois arriver avec tout son attirail, sa scie, son marteau pis ses clous, je capote. Je fais semblant de rien mais en dedans je sens tout ça qui tremble. Prendre mes jambes à mon cou, c'est pas mal tout ce qui parait possible parce que je suis même pas capable de lui dire de juste se calmer, le temps que j'achète un peu de bois tsé...

08 août 2011

Envie de changement

Crevée, savoir qu'en quelques secondes contre mon oreiller je m'endormirais et quand même, être incapable d'aller me coucher, comme perdue dans l'espoir vain qu'en attendant encore un peu plus longtemps, je n'aurais pas à y aller seule. 

07 août 2011

Mauvaise combinaison

C'est un gars vraiment brillant, au point où tu te dis que peut-être il fait le niaiseux pour pas que les autres se sentent cons à côté de lui. Le niaiseux, il le fait souvent, pour rire et c'est réussi. Il est simple, simplement intelligent, et il arrive à être pragmatique et poétique, en même temps. Tu le connais, et tu veux juste le connaitre plus.

Son défaut c'est qu'il l'aime... et que tu regardes ça en te demandant si elle, elle l'aime pour vrai. Plus il est joyeux, plus elle chiale contre tout. Il rit, elle boude. Il propose oui, elle ordonne non. Il fait un jeu de mots comique, elle le traite de con - c'est pas drôle. Quoi qu'il fasse, pour elle c'est raté. Sans arrêt elle l'humilie, critique son apparence physique, dénigre ouvertement ses performances sexuelles...

Il est tellement grand en dedans.
Et elle le réduit à rien.

04 août 2011

N'y penser plus et y penser plus

J'arrête pas de me demander s'il est finalement parti. Je me dis que s'il était parti, je pourrais enfin arrêter d'y penser. C'est vraiment con. Il est nulle part dans ma vie. C'est comme s'il était parti. Je peux arrêter d'y penser. Je pense à arrêter d'y penser, tout le temps, fait que j'y pense tout le temps. C'est vraiment con. 

03 août 2011

Moeurs

- Ça fait-tu longtemps que tu portes des jupes comme ça en bas du jarret?
- Euh... oui, pourquoi?
- T'as l'air d'une nonne.

J'ai comme figé un bout de temps, tsé, à me demander si j'avais vraiment l'air d'une nonne, et à me sentir insultée un peu... Pis j'ai réalisé un peu tard que non, franchement, ma réflexion avait pas pris la bonne direction. Ce n'était plus du tout pertinent, mais j'ai quand même dit:

- C'est pas moi qui ai l'air d'une nonne, c'est les autres filles qui ont l'air de... Je veux dire... non... c'est pas ma jupe qui est trop longue, c'est celle des autres qui est trop courte.