29 juin 2011

Saliba

Il avait sa collègue au bout du fil.
Type one diabetes. She's totally out of control.
Il a dit ça. En parlant de MOI.
C'est vrai que je pleurais trop pour enligner 3 mots dans une phrase. Après ça je pleurais encore plus mais c'était comme un soulagement de rencontrer enfin quelqu'un qui semble pouvoir m'aider.

28 juin 2011

Vie conne

Déménager, c'est calculer en boites la trop grande quantité de toutes ces choses que tu possèdes.

22 juin 2011

Grenade

J'étais assise à la place la moins confortable mais quand même la meilleure, la route droit devant, nos bras l'un contre l'autre, son coude le long de mes côtes. Le soleil de fin de jour derrière nous, sur ma nuque et mes cuisses, mon maillot encore mouillé, le léger tourbillon du vent sur notre peau chaude et dans nos cheveux humides... un instant que j'aurais voulu infini.

Depuis, j'écoute à répétition la chanson qui alors s'est mise à jouer pour revivre indéfiniment les détails de ce moment. Mais plus elle joue dans mes oreilles, plus elle me rend triste. Tous mes efforts pour perpétuer le sentiment de bonheur qui m'emplissait sont vains, ne me conduisant encore qu'au constat de l'éphémérité.

12 juin 2011

Routine

C'est fou le plaisir que j'éprouve de le serrer contre moi pour lui dire chaque jour à demain, et celui que j'ai de feindre le désarroi de lui dire à lundi, le samedi, désarroi feint pour camoufler une déception plutôt réelle d'avoir une journée dans la semaine où il est tout à fait absent.

Ça fait des mois qu'on rit de cette situation.
Mais dernièrement, j'aurais envie de lui souhaiter bonne nuit plutôt que de lui dire à demain, et me rendre jusqu'à demain sans avoir à dire au revoir. 

10 juin 2011

Blessure

Pour mon épaule blessée, ce matin je me suis rendue à Laval. La piste cyclable et le trottoir sont côte à côte là-bas et vue la quantité de piétons sur la piste cyclable, j'ai juré de pardonner pour toujours les cyclistes qui roulent sur les trottoirs.


Il m'a collé un tape kinésiologique en s'excusant qu'il soit rose - à court de stock. J'ai dit c'est pas grave.
Il a dit que ça se pourrait que j'aie plus mal que d'habitude à cause de ça. J'ai dit c'est pas grave. C'est pas grave parce qu'il a dit que c'est pas grave si je continue le taekwon-do à tous les jours.
Mais quand il a dit, à cause d'un mouvement spécifique qui me faisait mal, qu'il avait peur que je ne puisse pas me débarrasser de cette douleur, jamais, que je la sente toute ma vie, là j'ai trouvé ça un peu grave, surtout parce que c'est un peu la faute du gars que je voudrais oublier pour toujours, si j'ai mal.

La douleur, c'est pas mal dans le top de ce qui peut être difficile à oublier, il me semble...

08 juin 2011

30 degrés à l'ombre

Pour Météomédia, c'est une chaleur accablante. Pour moi, c'est du bonheur.
Le vent chaud, humide, le vent fou avant l'orage, celui qui donne tort à tous ceux qui ont passé plus de trois minutes à se coiffer le matin, c'est ça, le meilleur de l'été. La chaleur. L'attente de l'orage. L'espoir que ça soit complètement débile, les éclairs et le tonnerre.

07 juin 2011

L'amour ça vole les amis, c'est ça que ça fait, l'amour, de l'ombre à l'amitié.

Un cahier pour la solitude

"5 juin 2011
Deux fois j'ai effacé parce que j'allais écrire 2009. La dernière fois que j'ai tenu un cahier de façon assidue, c'était en Inde. J'ai arrêté depuis l'histoire... la fin de l'histoire... Ce soir, sous les derniers rayons de soleil dans le parc, j'ai envie de recommencer. Mais je me sens comme si quelqu'un que je n'avais pas vu depuis des ans me demandait quoi de neuf?
Tout. Rien.
J'ai envie d'être amoureuse. Je donnerais n'importe quoi pour être amoureuse et c'est précisément pour ça que ça ne risque pas d'arriver. En tout cas, c'est ce que tout le monde dit. Arrête de chercher, tu trouveras. C'est con. Je voudrais quelqu'un assis là tout près, qui s'émerveille de la même chose que moi, au même moment. Tout simple.
Et pourtant.
C'est long, écrire.
Je regarde les gens faire des enfants et je me demande comment ils en sont arrivés là.
Je me demande comment ça pourra m'arriver.
Je m'invente une belle histoire impossible avec un inconnu pour arrêter de penser à ce qui est réellement arrivé. Aller de l'avant, c'est ce que je veux mais on dirait que ça se peut pas sans renier ce qui a été. J'ai peur de ne pouvoir arrêter de l'aimer qu'en le détestant.
Tout était tellement vain. Fin absurde.
Écrire, c'est long. C'est parler que j'aurais voulu."

03 juin 2011

En secret

Je rêve de la personne qui se serait émerveillée du coucher de la lune, mince fil dans le dégradé lumineux du ciel, ce soir, à 21h30.