28 avril 2011

À bout de nerfs

En prenant en note des cotes de livres, je pleure. À cause du gars à côté qui clique comme un débile sur sa souris d'ordi, à cause du gars qui joue à un jeu cave. À cause que je rêverais tellement d'avoir du temps comme ça moi aussi, pour jouer à des jeux dans une bibliothèque.

22 avril 2011

Le monde est fou ou?

Je mettais du baume sur mes lèvres en feu et à travers mes écouteurs j'ai entendu des mots comme belle... québécoise... mademoiselle. J'ai levé les yeux sur un monsieur qui me regardait de tellement proche que je comprends pas que je l'aie pas vu avant.
- Vous êtes québécoise?
J'ai pas le temps de répondre qu'il continue:
- Vous êtes belle et en forme, vous êtes très belle et en forme. Vous êtes québécoise?

C'est sûr que j'ai une face genre dequessé? Mais pour une fois, pour pas attirer le trouble surtout, j'ai dit merci et j'ai foutu le camp.

20 avril 2011

Rhume

- T'es malade?
- Ouin...
- Aye je pense qu'en 2 ans c'est la première fois que je te vois malade.
- Ouin... Mes nuits ont raccourci pis ça fait à peu près deux semaines que je fais pus de sport...
- Parce que t'es malade?
- Non non! C'est à cause de ça que je suis tombée malade!


...


- Y'en a tu une qui serait du genre à trainer de la crème hydratante dans sa sacoche?

...

- J'ai tu des bouts de crème pas étendus sur mon nez?
- Non, tu es belle comme d'habitude.


Et là je ne savais pas quoi dire. Non mais ça répond pas à ma question? Ça a pas rapport? Euh, pourquoi tu dis ça?
J'ai juste rien dit mais j'ai trouvé ça très malsain de même pas être capable de dire merci.

18 avril 2011

C'est ça que j'ai voulu dire tellement de fois dans ma vie

"Ce qui fait de l'espérance un plaisir si intense, c'est que l'avenir, dont nous disposons à notre gré, nous apparaît en même temps sous une multitude de formes, également souriantes, également possibles. Même si la plus désirée d'entre elles se réalise, il faudra faire le sacrifice des autres, et nous aurons beaucoup perdu. L'idée de l'avenir, grosse d'une infinité de possibles, est donc plus féconde que l'avenir lui-même, et c'est pourquoi l'on trouve plus de charme à l'espérance qu'à la possession, au rêve qu'à la réalité."

(Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience)

17 avril 2011

La fin des papiers sans date

Je me suis sentie coupable de générer toute cette pollution. Puis j'ai regardé autour de moi, j'ai mis mes mains dans mes poches et je suis partie en me jurant de ne jamais plus recommencer.






13 avril 2011

Le matin tout paraît clair

Ce que je voulais en réalité c'était cet amour tout à fait improbable. Un amour dont je n'aurais jamais osé rêver consciemment. Un amour qui ne se pouvait pas et qui, en se produisant, aurait signifié tellement.
C'est un rêve que j'ai aimé, encore, un rêve pour toujours insaisissable que j'aurais dû laisser filer il y a longtemps.

12 avril 2011

"On a dit autrefois que tout homme porte en lui un poète mort jeune à qui l'homme survit".

(Pierre Reverdy, Cette émotion appelée poésie)

La fin de ça en tout cas

- Je pense vraiment à fermer mon blog.
- Pourquoi?
- Parce que, je suis tannée.
- Fais pas ça api!
- Je suis tannée de toujours écrire à propos de la même affaire.
- Ben non, des fois tu écris à propos d'autre chose...
- Ouin pis j'ai presque l'impression que ces messages-là ont pas rapport.
- Ben, tu pourrais arrêter d'écrire pour un temps.
- Non, je vais tout fermer. Je suis tannée de mon identité de dépendante affective finie, pis 5 ans d'archives pour en parler, c'est trop.

11 avril 2011

Humains

C'est fou ce que les gens disent comme conneries à propos des autres parfois, et tu t'en rends compte quand tu entends parler de quelqu'un que tu connais trop bien, d'une personne qui ne sait pas que tu sais. Je ne sais pas si en fait les cons ce sont les gens qui disent des conneries sans savoir, ou si ce sont les autres qui les laissent croire à ces conneries. Je sais pas non plus qui m'énerve le plus.

J'aurais dû naître arbre.

Bonheur passif

"C'est qu'il y a en nous (...) autre chose encore qu'un attrait pour la volupté pure et simple, et même pour l'impure et la compliquée... Il y a une soif toute singulière que la jouissance des perfections, ni la possession très heureuse n'abolissent ni ne tarissent. Le délice de nous reposer dans la certitude d'un bien ne nous suffit pas. Le bonheur passif nous fatigue et nous écœure; il nous faut aussi le plaisir de faire. Plaisir étrange, plaisir complexe, plaisir traversé de tourments, mêlé de peines et plaisir dans la poursuite duquel ne manquent ni les obstacles, ni les amertumes, ni les doutes, ni même le désespoir".

(Paul Valéry, Oeuvres)

10 avril 2011

Bonheur. Fuck.

- Es-tu heureuse?
- ... (faux sourire)
- ... (yeux interrogateurs)
- C'est quoi cette question?
- T'es pas heureuse?
- ...

Faux sourire...
Il attend une réponse...

- Je pense pas que ça soit possible pour moi.

Il réfléchit un peu et...
- Non, je pense que c'est possible, ça fait juste longtemps que ça t'est pas arrivé.
- ...
- J'ai hâte que tu aimes un gars qui va t'aimer aussi.
- ...

On reste un bout de temps en silence et j'ai pas le guts de dire "parce que c'est pas le cas là?"
Et à la place...
- Le problème c'est qu'il faudrait que je puisse être heureuse sans ça...
- Il faudrait que juste "la possibilité de" puisse te rendre heureuse.

08 avril 2011

La fin de ça ou presque

Je me suis vraiment levée avec la volonté de mettre fin à cette histoire, mais le destin a comme pas voulu fait que j'ai remis ça a plus tard...

07 avril 2011

La fin svp

Il y a des fois où mon esprit s'est tellement éloigné de mon corps que ça ressemble à un film ma vie, parce que ça se peut pas une vie comme ça. On dirait un film devant lequel je pleure une peine qui est même pas la mienne, tellement moi et moi c'est deux choses qui ont rien à voir ensemble, ça peut juste être de la fiction, ça peut juste arrêter d'exister tantôt quand je vais m'endormir.

Ça serait bon, si c'était un film. Ça aurait du sens, si c'était un film.
Là c'est juste ma vie pis me semble que ça serait plus facile si on savait c'est quand ça finit.

02 avril 2011

Fatiguée, tellement fatiguée

J'aurais voulu marcher avec quelqu'un qui m'aurait tenu la main pour que je puisse avancer les yeux fermés, à pas lents sur le trottoir plein de soleil. Quelqu'un qui m'aurait tenu la main en silence jusqu'à la maison, qui m'aurait fait l'amour, lentement, pour que je puisse mourir là le temps d'une nuit au moins.

Je faisais 3 ou 4 pas puis j'entrouvrais les yeux pour m'assurer d'avancer en ligne droite. Le soleil me brûlait les yeux, j'avais mal, partout. J'imaginais quelqu'un qui tenait ma main, mais ce n'était pas toi. Je repensais à la veille, à celui dont c'était l'anniversaire, à sa copine qu'il a serrée dans ses bras et qu'il a embrassée doucement, au fond de la pièce. Ça m'a fait mal au coeur, l'envie que j'ai éprouvée en les regardant affirmer leur amour, comme dans un autre monde, à part. Ils étaient beaux à mourir.

Je t'en ai voulu à ce moment-là, d'être ailleurs comme d'habitude, et de me priver de ça, de me priver d'un amour réel et d'une main qui tient la mienne, juste parce que tu n'as pas le courage de tes sentiments.