26 octobre 2010

Salaud

- Écoute-moi api! Tu arrêtes de penser à ce gars-là, ok? C'est un salaud!
- Arrête, c'est pas un salaud!
- Oui c'est un salaud!
- Non c'est pas un salaud!
- Ok, c'est un gentil salaud... un gentleman cambrioleur... mais un salaud pour toi quand même.
- Un salaud pour moi?
- Oui...
- Ok ben vu comme ça, je suis quoi moi? Je suis une salope!
- Ouin... c'est une histoire de salauds votre affaire... Une saloperie!


...
René, t'es mon meilleur ami.

Scorpion

Il a dit qu'il aimait pas les scorpions, parce qu'ils ont tendance à vouloir contrôler les autres par leurs émotions. Depuis ce temps-là, je cherche à quel moment j'aurais bien pu réussir ça alors que contrôler mes propres émotions serait comme déjà un gros exploit.

Puis il y a eu lui aussi: I hate scorpios, they just like to hurt people. Ça m'a choquée et je suis partie sans rien dire. Je comprends pas, il me semble que they just like to be hurt by people définirait mieux ma personnalité.

C'est peut-être lui qui a raison: bébé prématuré, pas né sous le bon signe.

De toute façon qui croit à ça hein?
Je sais pas mais si personne y croit, pourquoi ils font tous (tout le monde!) une tête quand tu leur dis que t'es scorpion?

25 octobre 2010

Fatiguée?

Rien de ce que j'avais à faire ne me tentait et tout ce que j'entreprenais m'ennuyait. Il était 16h et j'avais juste hâte qu'il soit assez tard pour me coucher.

19h, je n'ai pas l'impression de pouvoir dormir, mais tant pis, je file au lit en me disant que j'en profiterai pour rêvasser à toutes sortes de belles histoires impossibles en attendant le sommeil, comme j'ai rarement l'occasion de le faire. Ce matin, après une nuit de 14 heures, je me rends compte qu'aucun scénario n'a eu le temps de naître dans ma tête, je dormais au moment de poser la tête sur l'oreiller je crois.

Le pire, c'est que j'aurais continué de dormir, si mes voisins n'avaient pas fait tant de bruit.

23 octobre 2010

À quoi ça sert?

Je me demande de plus en plus c'est quoi le but de ce blog. Écrire ici ou dans un cahier juste pour moi, ça fait pas de différence. C'est peut-être, quelque part, l'expression d'un narcissisme inavoué. Mais en bout de ligne, ça mène à rien. Je pense que j'ai innocemment espéré qu'un hasard traînerait quelqu'un ici, tsé le Quelqu'un que je cherche, et qu'il serait assez fou pour partir de maintenant, se rendre jusqu'à novembre 2005, et en une nuit, tomber amoureux de l'automate démodé.

Je suis vraiment juste une petite fille.

Écrire ici chaque jour me fait mesurer l'ampleur de ma solitude... Celle que personne ne voit, que je construis depuis cinq ans, moi-même, toute seule, pour rien.

22 octobre 2010

En cette journée très froide du 22 octobre 2010, le soleil d'Égypte a brillé sur ma tuque, entre deux gros nuages gris.

21 octobre 2010

"Yo no estoy enferma, estoy rota."
(F. Kahlo)

20 octobre 2010

Probabilités

Il y a de ces hasards qui font peur. Quelques secondes, quelques centimètres qui dessinent toute la journée en détails. Des hasards qui font dériver ta pensée sans que tu puisses l'expliquer et qui tout à coup te font ouvrir les yeux pour qu'apparaisse devant toi précisément ce qui te traversait l'esprit.

Des hasard qui laissent l'impression qu'il y a effectivement un petit quelque chose de magique dans la vie. Des hasards pour les désespérés peut-être... des hasards pour ceux qui voudraient croire que l'existence n'est pas un automne éternel.

Quelques secondes, vraiment.
Ok...
Une coïncidence, rien de plus.

19 octobre 2010

I don't love anyone

J'ai besoin de personne pour me consoler.

18 octobre 2010

Un horizon qui s'éloigne sans cesse...

"Désirer des choses et ne pas essayer de les obtenir est une attitude de faiblesse méprisable" (M. Milner, Une vie à soi, p. 38). Ce serait le genre de phrases que je pourrais dire en y croyant, mais la lire ailleurs, ça me fait voir autrement. Et je me dis, peut-être... Mais essayer d'obtenir tout ce qu'on désire c'est pas mal dangereux, dans le sens où tu te casses la gueule la plupart du temps.

Et puis, certaines choses sont faites pour être désirées. Les avoir, c'est pas aussi satisfaisant que d'en rêver.

17 octobre 2010

Y'a personne, encore

J'ai noté ça dans mon agenda et j'ai oublié d'où ça vient.
"Être soi-même ou personne" (S.K. Laflamme).
Et quelques jours plus tard, j'entends: "Faut-il plaire ou être soi-même?" Comme si les deux à la fois ne se pouvait pas.
Et tout ça implique qu'on sache.

Ça signifie peut-être que plaire importera pour moi, et que je continuerai de n'être personne, tant que je n'aurai pas appris à être moi-même. Je suppose que l'impression qu'être deux ferait plus de sens prouve que j'ai encore besoin d'être une. Seule.

Dans certains moments de lucidité je me dis que ce blog a développé une fonction particulière au fil des ans... celle de me consoler quand il n'y a personne d'autre, parce qu'en général, il n'y a effectivement personne. Et il sert, je suppose, à exhiber ce que personne ne peut voir parce que je la cache bien, je crois, la tristesse, alors qu'au fond je rêve du jour où on va me trouver en train de pleurer. Je pense que c'est cette envie-là d'être trouvée qui m'a poussée à écrire ici souvent.
Et c'est tellement pathétique que d'avoir écrit ça pourrait bien devenir ma nouvelle raison de tout fermer.

Aujourd'hui ce qu'il y a de plus triste dans ce blog, c'est précisément toutes ces phrases que je trouve donc belles, vraies, intenses de sincérité, que j'ai préféré écrire ici à personne plutôt que de les dire à quelqu'un. Le pire, c'est la rancune que je garde envers les autres de ne même pas savoir, par manque d'intérêt, de s'en foutre complètement.

16 octobre 2010

Ça faisait longtemps que j'avais pleuré

C'est-à-dire une semaine genre.
Pour l'occasion, je vais me coucher avant le soleil.

15 octobre 2010

Autre chose que j'aime à propos de l'automne

Imaginer la tempête de neige de fou qu'on aurait eue avec quelques degrés en moins... Et surtout, voir les gens avec leurs parapluies (hahahaha).

14 octobre 2010

Responsabilité

Je me suis laissée dire par un biscuit chinois "vous pouvez entreprendre et mener à terme n'importe quoi" et j'ai bien compris que c'était rempli d'optimisme, mais ça m'a juste giflée. Parce que c'est vrai. Et c'est paniquant parce que ça veut surtout dire que si je ne fais rien, il n'y a que moi à blâmer et que malgré tous les bâtons dans les roues que j'entrevois partout, que je fasse quelque chose ou pas dépend de moi, de moi seule, parce que des bâtons, si ça se casse pas, ça peut toujours se scier.

13 octobre 2010

C'était salement romantique

J'allais pieds nus le rejoindre au vivero et cette tune-là s'est mise à jouer dans mes oreilles. Je me suis dit alors qu'à mon retour, j'écrirais un message sur mon blog qui porterait ce titre. Quand je l'ai entendue la dernière fois, c'était dans le métro et il est tombé en panne, juste le temps de la chanson, mais si c'était un signe je sais pas du tout ce qu'il pouvait vouloir dire.

Ce soir, vraiment optimiste je sais pas pourquoi, je souriais bêtement jusqu'à la maison en repassant dans ma tête cette pleine lune ballotés par les vagues, les sous-vêtements plein de sable. "Pretty... very hot and pretty..." et j'en ris encore.
C'est sûr que c'était pas vraiment ma vie ça, mais autre chose en parallèle... que j'échangerais 10 fois contre la vraie vie.

En tout cas.
Des fois je me dis qu'il n'y a juste rien d'autre à dire que ça.


Ça doit être possible, vivre sans amour. Ben oui. Je veux dire sans sentiment amoureux. Ça ressemblerait peut-être même à ça, la liberté.

12 octobre 2010

Relation imaginaire éparpillée

Dans le sentier qu'on empruntait chaque fois qu'on allait jouer dans la forêt... Celui où on glissait avec le traîneau rouge l'hiver. Le sentier principal duquel partaient tous les chemins menant à nos cachettes. On le dévalait souvent à la course, comme si une meute de loups nous poursuivait.



Ça commence en 1997, ça finit en 2010.



11 octobre 2010

Meilleur lift amigoexpress à vie

J'étais crevée, j'aurais vraiment voulu dormir. Mais j'avais trop envie de conduire.
Je n'ai jamais été très très excitée par le bruit d'un moteur, mais celui-là...
Et malgré toutes les plaintes que je fais tout le temps à propos de ma vie et moi, je ne souhaite jamais être quelqu'un d'autre. Mais cette fille-là...

09 octobre 2010

Grand-mère ne sait plus qui je suis

- Pis toi c'est quoi ton nom donc?
- Karine, la jumelle à Yannick!
- Karine... J'te reconnais pas...
- Ah attends, c'est à cause de mes cheveux détachés... Tiens... Si je les remonte comme ça?
- Karine...! Tu t'ressembles pus!

07 octobre 2010

Tu m'as vraiment fait rêver ce soir.
Maintenant j'ai juste envie de remplir mon sac à dos à nouveau.
Août 2011, ça va?
Dans ma tête je suis déjà prête.

06 octobre 2010

Adieu

Ce soir, j'ai pleuré à cause de toi pour la dernière fois.

Exorcisme

Presque deux ans plus tard, ça y est.
Je suis prête pour le rituel, la cérémonie, je ne sais plus comment l'appeler, l'acte créatif par lequel je me libèrerai de ma douleur exquise (14 décembre 2008) que j'ai jusqu'à maintenant réussi à enfermer dans une enveloppe.
J'ai pris 10 ans à écrire cette relation imaginaire (9 novembre 2009), un vingtaine de mois à accepter que j'étais la seule impliquée, et ce soir, toute cette histoire ne sera plus que bouts de papier et mots disparates, complètement libre de toute chronologie. Et ce sera fini. Plus jamais je ne me torturerai à lire ce que j'aurais tellement voulu que soit ma vie.

C'est angoissant quand même, parce qu'une part de moi voudrait encore que je ne me sois pas trompée. Mais ce soir, ce sera fini.

04 octobre 2010

Paf

C'est tellement la preuve que l'amour c'est un truc débile que j'invente et que j'alimente toute seule dans ma tête!

Trois choses que j'aime à propos de l'automne

1. Les voiliers d'outardes.
2. Les tapis de feuilles colorées sur les trottoirs.
3. L'odeur des couchers de soleil.

03 octobre 2010

Confession

Depuis deux jours, je rêve juste de ça... ou presque. Danser le rock'n roll avec un gars trop grand sur Hi Hi Hi de Wings, comme si on n'était pas en 2010 pis surtout pas à Montréal.

02 octobre 2010

Let it go

C'est toujours moi qui ai le dernier mot. Pas parce que j'ai raison, non, parce qu'on a décidé d'arrêter de me répondre.
On me claque la porte au nez sans arrêt et moi je me dompte pas, je reste là plantée au milieu de toutes mes portes ouvertes bien grand et je me demande où tout le monde a mis son cœur, et j'attends parce qu'on sait jamais qui va décider de franchir le seuil à nouveau, un jour.

Peut-être que c'est ça qu'il voulait dire par "you should protect yourself"... fermer toutes ces portes, parce que c'est comme chauffer le dehors en hiver, ça coûte cher en énergie.

Voyage

Le voilier était tout désordonné au loin, j'ai pesé sur pause et me suis arrêtée.
Entre deux avions, j'ai pu entendre mes premières outardes de l'automne.
Au dessus de moi, elles se sont réorganisées, mais pas en V, en une seule ligne.

J'ai pesé sur play et recommencé à marcher, plus vite.
J'aurais voulu avoir quelque part où aller sans savoir pourquoi, tout croche comme ça, juste parce que c'était impératif que j'y aille.