30 avril 2010

Handicap

Je voudrais t'expliquer que souvent les mots ne suffisent pas, mais je ne trouve pas les mots pour que tu comprennes et je désespère parce que les mots, je n'ai que ça face à toi.

23 avril 2010

Voyage

Montréal quand il commence à faire chaud, ça sent comme un autre pays.

22 avril 2010

Efficacité

Je fais du café.
J'écris une phrase.
Je vérifie mes e-mails.
J'écris une phrase.
Je me prends une tasse de café.
J'écris une phrase.
Je mets une tranche de pain dans le toaster.
Je commence une phrase, ma toast brûle.
Je mets une autre tranche dans le toaster.
Je continue ma phrase.
Je mets du beurre, du beurre de peanut et du miel sur ma toast.
Je mange ma toast en pensant à ma phrase.
Je mets une autre tranche dans le toaster.
Je termine ma phrase.
Je mets du beurre, du beurre de peanut et du miel sur ma toast.
Je mange ma toast en pensant à ma prochaine phrase.
J'écris une phrase.
Je vais porter mon assiette dans l'évier et me sers une autre tasse de café.
J'écris une phrase.
Je commence à préparer mes bagages.
Je vais aux toilettes.
J'écris une phrase.
Je relis pour la dixième fois le même e-mail.
Je me brosse les dents.
J'écris une phrase.
Je mets mes verres de contact.
J'écris une phrase.
Je fixe les nuages dans la fenêtre en m'étirant.
Je vais partir une brassée de blanc.
J'écris une phrase.
Je fais la vaisselle.
Je vais chercher mon linge et je l'étends sur ma corde le long du mur.
J'écris une phrase.
Je m'obstine avec ma mère sur msn.
J'écris une phrase.
Je continue mes bagages.
Je commence une phrase.
Je vais aux toilettes.
Je termine ma phrase.
J'arrose mes plantes.
J'écris une phrase.
Je relis le même e-mail.
Je m'obstine avec mon frère sur msn.
J'écris une phrase.
J'écris un e-mail.
Je relis mon texte du début.
Je prends une douche.
J'écris une phrase.
Je me fais un grilled cheese.
Je le mange en niaisant sur facebook.
J'écris une phrase.
Je fais mon lit.
Je mange un pamplemousse avec plein de sucre.
J'écris une phrase.
Je complète une leçon d'espagnol.
Je me brosse les dents.
J'écris une phrase.
J'écris un message inutile sur mon blog.
Pis j'suis rendue là dans ma journée.
Pas étonnant que ça n'avance pas!
Pas moyen de rester assise 10 minutes devant mon ordi que j'ai trop envie de défenestrer. Tannée, tannée, tellement tannée de ce travail.

21 avril 2010

Ce qu'on n'a pas le droit de dire nous les enfants

T'es lâche papa, t'es lâche papa, t'es tellement lâche!!!!!!!!!!!

Ce qu'on apprend à l'école

"On existe dans un monde qui est pas vrai."

(David Thomas)

20 avril 2010

Un message très laid pour la fin de session très laide

I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real


Je clique sur Siguiente, Siguiente, Siguiente... (oui, mon ordi est en espagnol), Siguiente, sans arrêt, avec insatisfaction et impatience, et sur mes centaines de tunes, y'en a aucune que j'ai envie d'écouter. Le silence? Il est juste plus intolérable que toutes les tunes que j'ai pas envie d'écouter.

You don't care about how I feel
I don't feel it anymore


Pis je pense que l'aléatoire de mon lecteur est brisé parce que ça se peut pas que je tombe sur de la musique de Noël aux dix cliques quand il y en a maximum sept dans les centaines.

Am I to bid you farewell?
Why can't you see that I try
When every tear I shed
Is for you?


Je me jetterais par la fenêtre là.
Se défenestrer, c'est quand même parmi les verbes les plus drôles qui existent.

All my nightmares escape my head
Bar the door, please don't let them in


Ma glycémie est encore à 22. J'ai perdu le contrôle pis j'ai même pas le coeur de le reprendre. Mon réservoir d'insuline est bas, va falloir que je le change avant de me coucher. Ça m'écoeure, j'ai tu besoin de l'écrire?
Anyway, 1h18 c'est comme trop l'heure d'aller se coucher.

I wanna jam it with you

Il m'a dit que tout le monde a un peu envie de se sentir concerné quand j'écris tu ou toi sur mon blog. J'ai pas trop compris pourquoi.

I'm miles from where you are
I lay down on the cold ground
And I, I pray that something picks me up
And sets me down in your warm arms


Je suis comme du poison pour toi.
Pas toi, pas toi, pas toi, pas toi... Toi.

I was staring straight into the shining sun
Lost in thought and lost in time


Dans le test de personnalité j'ai dit que j'étais passionnée mais je sais pas si c'est vrai. J'aurais voulu être passionnée pour ce qu'il faut, pour ce qui est utile. J'aurais voulu pouvoir être workaholic, ou quelque chose du genre. J'ai juste l'impression que peu importe ce que je décide de faire de ma vie, je serai toujours passionnée par autre chose.

18 avril 2010

Va te coucher

Des fois comme en ce moment, je me dis: t'es mieux de t'aimer parce que, compter sur les autres pour ça, c'est comme perdu d'avance.

15 avril 2010

"L'art ne me suffisait pas, mais je ne voulais rien faire d'autre, j'avais une haine d'amour pour l'art."

(Roman Opalka, Rencontre par la séparation)


C'est fou, quand on tombe sur les mots exacts qu'on cherchait la veille.

14 avril 2010

Ne le prends pas mal si je te déteste

Je marchais rapidement, le soleil dans le visage avec sur repeat la même chanson que depuis cinq jours dans les oreilles et je souriais presque. Et tout à coup, rien n'avait changé mais moi je n'avais plus envie de sourire du tout et le soleil a dû briller fort dans mes yeux à cause qu'ils étaient tout mouillés.

Si un jour je te déteste, rappelle-toi que c'est par excès d'amour et que la haine, finalement, était l'unique solution à un amour sans avenir qui remplit quand même la vie.

13 avril 2010

Hein?

Des fois la vie, c'est tellement mieux que le rêve.

11 avril 2010

"L'essence de la vie, c'est la vanille."

(Du mercure sous la langue, p. ?)

10 avril 2010

Subliminal

Il me regarde et dans ses yeux y'a comme un message que sa bouche dit pas, quelque chose comme "t'es belle", mais derrière lui y'a un grand miroir et ça gâche tout parce que non, j'suis pas vraiment belle.

09 avril 2010

Je veux

Il paraît que notre capacité à formuler nos demandes est conditionnée par la façon dont nos parents ont répondu à la manifestation de nos besoins alors qu'on était bébé.
Est-ce qu'ils comprenaient toujours la raison de nos pleurs et y répondaient aussitôt?
Est-ce qu'au moindre bruit ils accouraient et donnaient tout ce que bébé aurait pu vouloir?
Est-ce qu'ils ne savaient pas trop quoi faire et qu'à chaque fois, ils donnaient tout sauf ce que bébé voulait vraiment?
Est-ce qu'ils répondaient juste toujours de la même manière; quoi que bébé ait voulu, ils lui donnaient à boire?
Est-ce qu'ils le laissaient simplement pleurer?

Paraît que tout ça aurait une influence sur notre personnalité d'adulte.

Quand j'ai demandé à ma mère: "Tu faisais quoi quand je pleurais, bébé?"
Elle a répondu: "Bébé, tu pleurais pas..."


Ça expliquerait tellement de choses...

08 avril 2010

Maniaco-conne

Y'a pas de solution.
Je l'aime. Ou je le déteste.
L'indifférence, c'est juste bon tant que je ne le vois pas. Autrement je l'aime. Ou je le déteste.
Je l'aime de conserver une si petite distance entre nous. Ou je le déteste de ne pas oser la franchir.

07 avril 2010

Forte...

Comme une montagne.

05 avril 2010

"Je n'ai pas découvert
les anneaux de Saturne
parce que je regardais ailleurs,
mais je découvre
le vide du monde
quand je regarde
l'espace que tu occupais."

(Sylvain Trudel, Du mercure sous la langue, p. ?)

Mercure

Dans le froid humide de Darjeeling, j'ai lu comme une boulimique Du mercure sous la langue (Sylvain Trudel), un autre roman dont j'ai tellement aimé le narrateur. Un enfant, condamné à mort par la nature.

"On voit bien qu'on n'est jamais celui qu'on place en vitrine pour la galerie - et on se demande alors qui diable on peut bien être dans le fond. On est peut-être juste ce que l'instant exige qu'on soit, ce qui reviendrait à dire que chacun n'est qu'une des milliards de variétés d'un seul et même visage grimaçant dans l'éternité. On est peut-être juste un ramassis de mimiques dépareillées qui flottent sur un océan de politesses et de banalités, qui sait?" (p.22)

02 avril 2010

L'amour

C'est peut-être juste un choix?