Le bonheur est peut-être un gène récessif
Non, finalement, ce n'est pas le bonheur mon état de fond. Je crois que j'y ai cru un moment, mais quand je fais le bilan maintenant, ça saute aux yeux, j'ai passé bien plus de temps triste que joyeuse, et le bonheur ça ne doit pas ressembler à ça il me semble.À la petite école j'étais tout le temps celle qui pleurait sur son pupitre. Le secondaire... je n'y retournerais jamais. Tout ce qu'il m'en reste: l'amitié c'est un couteau dans le dos et l'amour ça fait mal. Il y a bien trois années que je qualifierais d'heureuses, mais quand on regarde la froideur avec laquelle j'ai tout foutu en l'air, on voit bien qu'être heureuse ça me fait pas.
Je regarde mon père qui m'exaspère... toujours frustré, déçu, mal dans sa peau.
Je voudrais qu'il se donne un grand coup de pied au derrière et qu'il mette de la lumière dans sa vie, mais c'est comme s'il ne pouvait pas. Il essaie, c'est sûr, effort par dessus effort, sans arrêt. Mais chaque fois il échoue. Et je voudrais bien l'aider...
Mais je suis tellement découragée de le voir en moi, et de sentir que quoi que je fasse, j'échouerai aussi. Pas à l'école. Pas au travail. Mais dans ma vie. Dans ma quête du bonheur.
Ils disent tous que le bonheur c'est pas la destination mais le chemin. Que le bonheur ne se trouve pas dehors mais à l'intérieur de soi. Que le bonheur se construit de simplicités.
OK! Mais je comprends pas, pareil!

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