11 octobre 2009

Semblant de rien

C'est comme si l'automne n'existait pas au centre-ville. On ne le voit pas. On croise un arbre à la fois, ou bien il est vert comme en août, ou bien il a déjà perdu toutes ses feuilles... comme si la maladie de la solitude les avait même atteint, eux. Pas de vue d'ensemble, pas de dégradé du rouge au jaune, du vert au brun, pas de tempête de couleurs. C'est comme si l'automne longeait timidement les trottoirs du centre-ville pour ne pas se faire surprendre par la neige... Tout est déjà tellement gris.