23 octobre 2009

Que d'émotion

En deuil depuis jeudi matin, au désespoir depuis jeudi matin. J'avais beau pousser le bouton avec tout l'espoir du monde, un mini courant électrique le secouait un peu mais il retombait aussitôt, sans même avoir fait bip. J'étais tellement désemparée, convaincue d'avoir perdu 5 ans de ma vie, plus les 10 ans d'avant enfermés dans un dossier nommé vieil ordi! On aurait dit que j'étais coupée du monde, et que de ma liste de toutes les choses à faire, je ne pouvais en régler aucune. C'était comme si on m'avait arraché une partie de mon cerveau, avec tout le pouvoir d'action, tous les souvenirs, toutes les connaissances qui y sont liés.

C'était terrible.
Trop terrible! Je l'ai ouvert avec fébrilité, ai opéré la chirurgie moi-même... Et il est ressuscité! Avec toute sa mémoire intacte. Il est resté le même.
Incroyable.

21 octobre 2009

Ma vie c'est de la fiction

Je ne suis qu'une figure de style.

20 octobre 2009

Dire

La différence entre complexe et compliqué? Le premier, une qualité. L'autre, un défaut.
Ils ont toujours dit que c'était simple avec moi. Pourtant, tout ce qu'ils arrivent à dire désormais c'est qu'ils ne savent pas quoi dire. Comme si j'étais une question insoluble à laquelle on n'a plus le temps de réfléchir.
J'ai tellement à dire, j'y pense au lieu de dormir.
Mais ils ne savent pas quoi dire, et ils le disent en secouant les épaules.
Ils abandonnent tous. C'est bien la dernière chose que je voulais, mais il me faudra l'apprendre de force; je finirai aussi par dire qu'il n'y a plus rien à dire.
Tout est devenu trop compliqué.

Crash

Finalement, on peut parler de fracassement... violent.
Mais si je ne passe pas les prochains mois à compter les miettes, je devrais garder le cap sur la vraie vie.

18 octobre 2009

Fuite

Il pataugeait dans sa paperasse étendue sur le sol, comme un enfant dans ses legos mais avec la joie en moins. Les pieds joints au pas de la porte, je faisais mon salut, je ne sais plus à qui exactement, ni pourquoi, je voulais juste en finir au plus vite avec ce combat. Il a dit salut, c'est tout, et au dessus de nos deux têtes comme à des kilomètres l'une de l'autre, la ventilation s'est mise à bardasser tous les mots qu'on ne disait pas et qui flottaient là comme des traîtres.

11 octobre 2009

Semblant de rien

C'est comme si l'automne n'existait pas au centre-ville. On ne le voit pas. On croise un arbre à la fois, ou bien il est vert comme en août, ou bien il a déjà perdu toutes ses feuilles... comme si la maladie de la solitude les avait même atteint, eux. Pas de vue d'ensemble, pas de dégradé du rouge au jaune, du vert au brun, pas de tempête de couleurs. C'est comme si l'automne longeait timidement les trottoirs du centre-ville pour ne pas se faire surprendre par la neige... Tout est déjà tellement gris.

05 octobre 2009

Lire entre les lignes

Je suis un cas.
J'ai pris un numéro, mon cas a été examiné, et on m'a renvoyée à la maison.
Maintenant le dossier est fermé.
Je suis un cas bénin.

Le 17 octobre 2009, je vais prendre contact avec le sol, atterrir, ou me fracasser... et alors on pourra vérifier s'il y a ou a déjà eu dans ma cage thoracique offerte un coeur qui bat.

04 octobre 2009

Je n'ai pas besoin d'une béquille.
Je voudrais juste qu'on me console.

01 octobre 2009

Building

Depuis des mois que je suis plantée là, hébétée, bras ballants, à me demander comment ça a pu arriver. Tout ce que je voudrais, c'est tout effacer, faire marche arrière, mais sitôt que je tourne la tête, c'est une brique que je reçois en plein visage. J'ai marché de long en large et la solution, c'est pas ici qu'elle se trouve. Ce soir, j'en ai marre. Ce soir, je me jette dans le vide, les bras en croix, les yeux grand ouverts.
Advienne que pourra.