29 septembre 2008

Pourtant, j'ai encore envie de sauter

J'ai un bobo sur le genou, qui deviendra certainement cicatrice, et qui me fait la morale: embrasser sans aimer, c'est comme ouvrir un parachute pour sauter du toit d'un cabanon.
Prête pour une sensation forte, la première chose que tu réalises c'est que tu as les deux pieds sur terre.

28 septembre 2008

Et ce matin, j'ai la conviction profonde qu'il me faut partir.

27 septembre 2008

Donnez-moi une pilule

Il me semble que je n'ai jamais été si fatiguée.
Et je ne dors pas. Depuis un mois, je ne dors pas. Moi qui me suis toujours endormie en un claquement de doigts...
Je panique.
Ça va me rendre folle. Je voudrais pouvoir m'assommer, tomber dans les pommes, paf! comme ça.
Ça me fait pleurer de rage.
Je veux dormir.

Oubliez ça

La musique n'enterre pas les cris.

23 septembre 2008

Ces choses que je ne verrai jamais à Montréal...

Ça manque de folie chez moi.
Je vis l'achèvement de mon bac comme un deuil; la fin est comme un gouffre qui me coupe le souffle. Finir l'école? J'y suis depuis bien trop longtemps, j'ai envie de m'y accrocher, trouver un moyen de rester.
Faire ma vie? Je suis pas prête pour ça.
Je devrais avoir envie de faire un party monumental, le genre qui dure une saison complète. Un voyage, loin.
Il faut que je plonge.
Que je parte, que je quitte, que j'abandonne une partie de mon identité.
Que je trouve un moyen d'éteindre la lumière.
Et avancer un peu, dans le noir, guidée par autre chose que la sécurité de la routine.

18 septembre 2008

Fond

Mon problème, c'est que je ne sais pas partir. Et pourtant, j'envie tellement ceux qui le font, parce que les gens qui nous marquent sont ceux qui nous quittent.


J'ai toujours dit que le bonheur était plus grand que la joie et la peine, que c'est quelque chose qu'on a en soi. Malgré les douleurs intolérables (passagères) et les déceptions enrageantes (répétées), j'ai été convaincue longtemps que mon état de fond, c'était le bonheur, parce que dans toutes mes peines, il y a l'espoir, et qu'à chaque fois, ça m'étonne, mais chaque fois, tout finit bien.

Mais là, je ne sais pas ce qui se passe. Rien. Mes journées débordent, mais je rentre chez moi et il ne m'en reste rien. Je marche et je sens... comme si au fond j'avais changé, comme si mon fond avait changé. Il ne m'arrive rien qui me rende vraiment triste, je n'ai pas forcément envie de pleurer, je ne me sens pas désemparée ni découragée. J'ai juste... comme une algue sur le cœur. J'ai l'impression d'être morte quelque part.

14 septembre 2008

Qu'est-ce que j'attends ici?

Mais qu'est-ce qui m'attend là-bas?

Je pourrais partir, mais quelque chose me retient. Je pourrais rester, mais quelque chose m'appelle. Il n'y a pas de destin qui me mène quelque part; je dois choisir entre ici et là-bas. Toute la responsabilité pèse sur mes épaules et si je regrette, aucun Dieu ne sera à blâmer. J'ai peur de prendre le mauvais chemin encore, peur de plonger dans le vide, peur de passer à côté de ma vie.

07 septembre 2008

Destin déçu

S'il fallait dresser le champ lexical de mes cahiers réunis, le mot en tête de liste serait certainement: déception.

En moyenne, la durée de vie d'un prénom est d'un cahier ou deux. Mais du premier cahier (qui se verrouillait alors avec un petit cadenas) jusqu'au dernier, un nom subsiste, perdure, traverse le temps. Le plus étonnant, quoique je n'en suis pas très étonnée, c'est à quel point ces deux mots se croisent souvent sur les mêmes pages, comme s'ils se côtoyaient. Personne ne m'a déçue davantage, mais je n'ai jamais rêvé de personne plus que de lui. Quand j'arrête d'écrire son nom quelques temps, son visage revient me hanter la nuit, comme pour me rappeler que son souvenir et tout l'espoir qui y est lié ne doivent pas mourir.

Il n'a fait que me décevoir, toujours. C'est pour ça qu'il n'y a qu'avec lui que je pourrais être à jamais. Sinon, je suis vouée à des relations d'un cahier ou deux, parce qu'à chaque réapparition, je me laisserai tomber dans le vertige de la déception, quitterai tout ce que le petit bonheur stable m'aura permis d'établir pour courir encore vers cet espoir illusoire, une confiance trahie, la certitude dont il me fera douter.

Il faudrait juste qu'il puisse continuer de me décevoir en arrêtant de partir, un peu.

06 septembre 2008

Solitude

Le plus dur, c'est le sentiment de ne jamais laisser dans la vie des autres le vide qu'ils laissent dans la mienne.


Et puis à quoi ça me sert d'avoir si je ne peux pas partager?
J'aurais juste voulu crier, les bras en l'air: il fait trop beau!
Mais j'étais incapable de regarder dans les yeux les gens que je croisais par dizaines.

03 septembre 2008

Circonstances #2

Après 10 ans (sans exagérer) à attendre le bon timing, je crois que je n'ai plus d'autre choix que d'inventer les circonstances, provoquer le timing, et peut-être finalement me retrouver là où je suis censée être, le sentir, le ressentir, en porter la conviction. Profondément.

02 septembre 2008

Fantôme

De retour à Montréal, je t'hallucine partout. J'imagine que tu reviens plus tôt que prévu et j'ai peur de te croiser, peur que tu me surprennes à te chercher.

La première impression

Tout le monde y croit.

C'est pour ça qu'à la rentrée, tout le monde porte ses plus beaux vêtements.