28 août 2007

NON!

C'est tellement facile à écrire.
Pourquoi j'arrive pas à le dire?
Y'a tellement de lâcheurs sur terre, pourquoi je pourrais pas être de ceux-là, moi aussi?


En plus, le téléphone a pas arrêté de sonner aujourd'hui.
Y'a que l'appel que j'attendais que je n'ai pas reçu.

C'est écoeurant.
Où est-ce que tous les autres ont mis leur coeur?

S'il pouvait y en avoir qu'un pour venir à ma rescousse...

23 août 2007

Solution

Quand y'a des problèmes tout autour de soi, reste plus qu'à chercher la solution au coeur, oui je sais, mais c'est pas si simple. Si c'était le monde entier le problème, ça serait déjà plus facile à régler, ou à gérer.
Mais il n'y a que moi.
Dans tout.
Et pourtant il n'y a que là où je n'arrive pas à chercher la solution.

19 août 2007

Adieux manqués

Avec en tête l'obligation de me lever à 5h13 le lendemain matin, j'ai paqueté mes p'tits, ramassé mes clefs, et je lui ai demandé s'il serait "encore là à mon retour demain midi.
- Oui.
- Ok, cool, bonne nuit alors."

C'était un oui lent, relaxe, absolument convaincu. J'aurais voulu lui dire allez, lève toi, viens m'embrasser, on ne sait jamais, je pourrais mourir tantôt, comme tu pourrais être déjà parti demain. Mais je restais désespérément sur le tapis, et lui bêtement sur le divan. Entre nous il y avait 3 ou 4 personnes qui s'en foutaient terriblement.
Ça n'a duré que quelques secondes, je suis partie.

Le lendemain, avant que je ne revienne du travail, il avait levé les pattes.



***



Vendredi, avant-dernière journée de travail de l'été. L'heure était aux adieux - j'adore les adieux, surtout quand ils sont plutôt des à bientôt, ou à l'été prochain. Pour avoir passé tant de temps là-bas, mes patrons sont devenus comme des seconds parents, et certains clients, mes seuls amis.

Un entre autre, de qui les adieux étaient plus tristes. Il disait que ça manquerait de moi derrière le comptoir. J'aurais voulu lui dire de m'appeler, que ça ne manquerait pas de moi dans sa vie au moins, que je suis par ici encore deux semaines. J'aurais au moins espéré un aurevoir digne d'un ami, mais un client n'embrasse pas sa serveuse, n'est-ce pas?

Il s'est levé très vite, comme s'il se sauvait.
"Salut Karine!"
Je ne savais pas s'il réalisait qu'il ne me reverrait pas.
"Bon hiver Sylvain!
- Non non, je reviens à midi."

On a eu un dîner tanquille comme en mai. À 13h15, j'étais déjà prête à partir. J'ai vu son camion dans mon rétroviseur en tournant au coin. Cette fois c'est moi qui avait fui.


C'est pas drôle.
Pourquoi on fait pas tout toujours comme si c'était la dernière fois? J'y arrive pas, j'ai pas le guts, moi, surtout quand ça n'implique pas que moi.