31 janvier 2007

Tic tac tic

De retour de cette première journée de stage dans une école secondaire, je voudrais m'asseoir devant la télé, regarder Tic et Tac (Rongeurs du risque) et manger des mini-sandwiches ritz au fromage.

Au lieu de ça je vais faire la vaisselle.

Voleur

Vers 1h30 cette nuit j'aurais ouvert la porte de mon voisin avec une scie mécanique et je l'aurais égorgé, saigné, scié en deux dans le sens de la longueur, vidé, tout ce qu'on fait à un porc engraissé pour la mort.

Au lieu de ça j'ai ragé sagement sur papier.

Mais j'ai rêvé de bombes atomiques sans arrêt durant le bout de nuit où j'ai enfin pu dormir. Et aussi j'écrivais partout sur les murs, à l'intention des propriétaires: "S'il y a quoi que ce soit que vous puissiez faire, je vous en prie, faites-le."

30 janvier 2007

Parcimonie

Si j'inventais un parfum, je l'appellerais comme ça.
Parcimonie.
Mais je n'inventerai jamais de parfum, non je travaillerais plutôt à l'extinction complète de tous les parfums pouche-pouche du monde.

Le savon, le shampoing, la crème à mains, le déodorant, ça sent bon, parce que ça sent peu.

Mais le maudit pouche-pouche, il va me tuer dans le métro.
Comment vous faites pour vous sentir? Moi j'pas capable.



L'odeur devrait faire partie de l'intimité. On ne devrait pouvoir sentir le parfum d'une personne qu'en collant le nez à sa peau, et rêver de découvrir ce que l'autre sent comme on rêverait de l'embrasser pour la première fois.

26 janvier 2007

Coudonc, je dors tu trop?

Mercredi soir, crevée comme si un train m'était passé dessus, je me suis couchée vers 9h15. La dernière fois que j'ai regardé l'heure, c'était à 10h37. D'habitude, 30 secondes après avoir fermé les yeux, je dors (sauf si le voisin ronfle.)

J'ai rouvert mes yeux à un moment que je croyais être presque celui de me lever, prête pour la journée, totalement revigorée... 00h08. Merde. Je me suis rendormie. Et me suis réveillée après ça à toutes les deux heures. À 4h21, le voisin ronflait. Dah! J'ai eu peur que ma nuit se finisse là.
C'est comme si, tout ce temps, j'avais pensé au lieu de rêver.
Je me suis dit que c'était la fautre du teakwon-do, je m'étais couchée trop tôt, le corps et la tête encore trop pleins de tous les exercices.

Mais voilà que ça recommence!
La nuit passée, j'ai fait un cauchemar (je pleurais) dans lequel je ratais mon cours de teakwon-do et j'apprenais par la suite que je ne pourrais plus jamais y retourner. C'était vers 1 heure. Après ça, mes yeux s'ouvraient encore systématiquement aux deux heures.

Et pourtant, le matin, je me lève un peu frustrée, mais en pleine forme.

20 janvier 2007

Enfance heureuse

J'ai, du côté de mon père, 2 tantes et 6 oncles. Depuis toujours, ça crée des repas de famille terriblement amusants, parce que ça fait aussi beaucoup de cousins/cousines. Bien entendu, la paix ne règne pas entre tous, et y'en a un en particulier, rendu à Ottawa, qu'on n'a pas vu depuis une dizaine d'années. C'est un marginal, un personnage, un capoté. Maudit qu'on l'aimait c'te mononc' là! Il mettait de la moutarde sur ses toasts au beurre de peanut. Un jour il a réparé mon vélo, mes pantalons prenaient toujours dans le dérailleur, alors il a mis une roulette de bois par-dessus.
C'était celui qui était trop rarement là et qui nous promettait une tonne d'activités et de projets, celui qui nous racontait des histoires de fou qu'on croyait jusque dans les moindres détails.

Jeudi passé, il m'a téléphoné, on a jasé un bon 45 minutes et il m'a encore raconté plein d'histoires que j'ai crues: il est maintenant un inventeur.
Ce midi, on était une dizaine autour de la table, et plusieurs ont dit avoir aussi reçu des nouvelles de Jean-Guy.
Mon cousin qui ressemble, selon moi, à Jean-Guy, a dit ne plus se souvenir de lui, alors mon père a sorti son sac de photos, et on a cherché. On a trouvé, mais c'est autre chose qui m'a marquée.

Je trouve ça franchement exhibitionniste, mais là, je m'en fous, il faut que je montre des preuves du fait que, wow, j'ai eu une enfance tellement géniale! Plus ou moins consciemment, j'ai le désir de reproduire pour mes éventuels enfants le contexte dans lequel j'ai grandi, et quand je vois ces photos, ça se confirme avec force.


On était toujours prêts pour la corvée de bois à l'automne, et l'année où mon père a fait la brouette ultra cool, ça nous a rendus encore plus enthousiastes!


On l'aidait aussi à nous fabriquer ce qu'on désirait ardemment: une cabane en bois!


Mais quand il voulait travailler sans avoir à nous coacher, on recevait une bébelle à défaire, on dévissait tout ce qu'on pouvait, coupait tous les fils qu'on trouvait. Ça, ça a été notre plus grosse démentibulation, je crois.


Avec maman, c'était les bleuets et les fraises, mais surtout les promenades en quatre-roues jusqu'à la rivière.


On a eu tellement de fun! Tout le temps...

15 janvier 2007

Le jour suivant

Hier, des flaques d'eau glacée longeaient le pied des trottoirs, et aujourd'hui, là, tantôt, y'a tout juste dix minutes, j'ai croisé un banc de neige haut comme moi, et je suis pas naine, je crois même pas qu'on pourrait dire que je suis petite.
J'ai eu envie de me jeter dessus, sauter à pleine face (et faire comme quand on manquait de l'école à cause des tempêtes, "jouer à l'autruche"), rouler, faire débouler la neige de tous les côtés de la montagne... Mais les autos roulent vite sur la rue Sherbrooke, et je n'avais pas mon habit de neige, et j'aurai beau me raconter ce que je veux, malgré toutes ces envies excentriques, je suis ultra raisonnable...


Aujourd'hui, Montréal a eu une surprise, géniale pour certains, brutale pour d'autres: imaginez-vous donc que c'est l'hiver!

J'avoue que j'ai ri un peu dans mon foulard de les voir sans tuques, sans bottes et sans mitaines, déblayer les fenêtres de leur voiture alors que les pneus avaient de la neige jusqu'au cou, faire le tour sur la pointe des pieds, et tenter de dégager les portières avec le petit balais comme unique arme.

Puis j'ai eu pitié, ce soir, de voir ce gars qui ôtait la neige de ses vitres de ses mains nues, un air dégoûté au visage.
Sa maman lui a sûrement jamais dit de se méfier de l'hiver.
Ou bien il s'en est moqué.

Voisinage

La voisine d'en face, la seule qui m'est séparée d'un dehors, est corpulente, et grisonnante, et toujours en jaquette fleurie, et son mari (spéculation) est bedonnant. De la fenêtre juste derrière mon écran, je la vois faire à souper et le vois rôder, impatient. Après ça elle ferme les rideaux, ce qui est bien commode, parce que je peux alors garder les miens ouverts.

Le voisin de l'est est tellement silencieux que la seule fois où j'ai eu conscience de son existence, c'est le soir où je suis passée devant sa fenêtre et qu'il regardait la télé, sur son lit, en bobette.

Les voisins du sud, une famille arabe (je crois), donnent une odeur de bouffe écoeurante dans le couloir, les enfants crient le matin, l'homme sort les poubelles à coup de gros sacs noirs et les garçons qui vont à l'école (je crois), n'ont pas la clef de la porte du rez-de-chaussée. Plusieurs fois je suis arrivée et ils attendaient là. Je leur ouvrais et ils ne me remerciaient pas. Combien ils vivent là dedans? Je n'ai jamais pu en faire le compte.

Les voisins d'au-dessus ne m'ont laissé découvrir qu'une seule de leurs habitudes: celle de faire l'amour l'après-midi.

Finalement, le voisin de l'ouest, arrivé en septembre, le plus désagréable de tous, fait subir à l'étage un relent de marijuana, de vieille marijuana, et une odeur de cigarette dans ma salle de bain. Mais ce n'est pas pour ça que je le déteste.
Il ronfle!
Comment c'est possible de ronfler si fort que les voisins en aient conscience?
Jamais un son de musique ou de télévision ne traverse les murs, et pourtant, je l'entends gronder, puis gémir, puis tousser. Chaque soir ça résonne dans mon matelas. Sauf peut-être le samedi et vendredi où je me couche avant lui (j'imagine).

Les derniers soirs, juste pour tester, je donnais un coup dans le mur, juste pour voir. Rien. Aucun effet. Même pas un changement de note. J'ai alors commencé à croire qu'il fallait plutôt blâmer les voisins du dessus.
Mais voilà que hier soir, pendant que je m'imaginais poser une note pleine de haine sur la porte du voisin de l'ouest et descendre au rez-de-chaussée, sonner chez lui pour le réveiller brusquement et tenter de m'endormir vite avant qu'il ne se rendorme, les voisins du dessus se sont mis à faire ce qu'ils font habituellement l'après-midi.
La preuve!

J'aurais tellement honte de polluer ainsi l'environnement des autres.
Si tout le monde pouvait, comme moi, dormir sur le ventre...!

Je crois que je me suis endormie en réfléchissant au contenu du message que je laisserais sur sa porte.
Ou bien c'est en rêvant d'un futur...


Quand j'en aurai fini de ces études, j'achèterai la maison au bout du brise-culotte, là où l'asphalte est tellement vieille qu'elle a une couleur de terre. Je planterai quelques pins au nord-est pour me couper des voisins, mais surtout pour le plaisir puisque lesdits voisins sont à quelques champs, de l'autre côté d'une grange, puis aussi dans l'idée de compenser pour ces quelques arbres que je vais couper à l'ouest, pour ouvrir la vue sur la côte nord, le couchant, et le fleuve évidemment. Je ne sais pas où sera Chateaugué, mais j'aurai un mouton. Peut-être juste le temps d'un été comme avec Boulette et Châtelaine, peut-être pour plus lontemps comme avec Roméo chez Jacqueline. Le garage au fond du terrain me servira d'atelier.

Je dis ça... Mais tout s'improvise tellement vite.
Et les gens défilent tellement dans ma vie.
Dans deux ans y'aura peut-être plus rien de vrai, dans tout ça.

11 janvier 2007

Loin de là

Je ne suis pas une artiste... Mais rien qu'une bricoleuse.

Pendant qu'il analyse, réfléchit, argumente et théorise, je rêve de jouer dans la bouette, de barbouiller les murs et de tacher mes vêtements.

10 janvier 2007

L'île aux fleurs

13 minutes à voir

09 janvier 2007

Chute libre

01 janvier 2007

On m'a souhaité d'avoir tout ce que je veux.
J'ai dit merci.

Et j'ai souhaité savoir ce que je veux.