30 décembre 2006

Arrêt cardiaque

Ça s'éteint...
Pas comme un brasier qu'on néglige d'alimenter.
Mais comme une ampoule qui grille.

Tout à coup, comme ça, j'arrête d'aimer. Je ne le comprends pas, mais c'est la deuxième fois que ça m'arrive. L'amour qui était là depuis des mois, des années, meurt soudainement sans demander son reste. Il s'en va. Me quitte. Je ne le sens plus. Ça se passe en un claquement de doigts.
Ce qui existait n'existe plus.

Je ne pleurs pas d'avoir mal, mais d'être vide. Je ne pleurs pas la douleur, mais son absence. Je ne cherche pas l'amour que j'ai perdu, mais le coeur qui l'a déjà porté... Un jour.
Qui me semble si loin.

Je ne le souhaite pas, mais ça arrive, je ne le comprends pas, mais ça s'impose avec tant d'acharnement, la décision se prend toute seule comme si j'avais réfléchi longuement et choisi à la fin, avec toute la conscience que j'ai pu trouver, de tout à coup ne plus aimer.

29 décembre 2006

Je

Je me demande si les gens agissent réellement de façon décevante ou si c'est juste moi qui place trop d'espoir en eux. J'ai toujours cru être plus exigeante envers moi-même qu'envers les autres... Peut-être que je me suis toujours trompée.

Et peut-être que si je redoute tellement que l'on éprouve du mépris à mon égard, c'est que je connais trop bien le sentiment de mépriser quelqu'un...
Le mépris et la pitié. Y'a rien de pire.

Peut-être aussi que l'égoïsme de ma soeur me frustre à ce point parce qu'il m'empêche de vivre le mien.

En sixième année du primaire, on avait, le vendredi après-midi, une discussion de classe. Toute la semaine, le babillard divisé en 4 (Je reproche..., Je félicite... et je sais plus quoi d'autre) recevait des bouts de papier d'un peu tout le monde. Des fois c'était juste des menaces: Dominique allait piquer une note dans Je reproche en me regardant et là je me sentais de travers, et l'après-midi même, on avait réglé notre problème et elle retirait son reproche.

Mais une leçon que j'ai retenue de cette époque, c'est que les reproches, pour être vraiment valables, devaient s'écrire au Je. Souvent, en les composant, on se rendait déjà compte de notre responsabilité dans la situation, et on laissait tomber.

Je suis au centre de toutes les difficultés que je peux vivre.
Je ne dois attendre ni espérer personne.
Je suis moi-même mon unique solution.
Je suis responsable de mon malheur.

Et de mon bonheur...

Si seulement j'arrivais à me convaincre pour de vrai!

21 décembre 2006

Transition

Saleté d'automne qui trouve pas de fin.
Cet après-midi j'ai proposé à Jo d'aller faire un tour de vélo demain. Pas moyen de faire de ski, de raquette, de snow, de tunnel, d'igloo; même pas moyen de courir et de se laisser glisser les bottes dans la rue. Faut bien trouver à se désennuyer...

Je consulte météomédia trois fois par jour, minimum.
Bientôt, je vais allumer des lampions.

Cette année je me fous un peu de la couleur du Noël. Je veux juste une tempête, même si c'est le 26, juste une pour profiter un peu de mon temps ici, vivre tout ce que je sais pas vivre à Montréal.
L'école recommencera et j'aurai rien vu passer...

Si le printemps et l'automne pouvaient durer 3 semaines seulement, si en ce laps de temps la température pouvait passer de 25 à -10, le monde serait idéal.
Les transitions, ça traine toujours en longueur.

07 décembre 2006

Ce matin, ma brosse à dents a disparu.

06 décembre 2006

L'appartement est presque aussi vide que moi.
Et moins plein de cochonneries aussi, je crois.

03 décembre 2006

Il était tellement beau, les coudes sur les genoux, le front dans les mains, à me convaincre que je ne pouvais plus seulement me laisser aimer.

Mais tellement triste.