30 septembre 2006

Sapin de Noël

Bon, l'automne a assez duré là.

De la neige maintenant!

21 septembre 2006

Montréal est une ville sale... Surtout parce que les gens sont des salauds.

20 septembre 2006

Adieu, dinosaure

Après dix ans de fidèles services, je m'apprête à échanger mon vieil ordi tant aimé pour une machine, comment dire, un million de fois plus performante. Mon inquiétude: avoir plus de troubles avec la grande technologie qu'avec ma petite tortue bruyante.
Tantôt j'ai terminé d'imprimer des documents en me disant que c'était la dernière fois que cette imprimante jaunie (mais qui fonctionne mieux que la grosse imprimante/photocopieuse/scanner à René) me servait.

Puis, j'ai fait le grand ménage de mes dossiers, histoire de savoir ce que je tranférerais sur la bête noire. Dix ans de notes, de sauvegardes de bouts de conversation, de travaux scolaires et de textes personnels, c'est du stock. Par bout, je devais réfléchir longtemps avant de me rappeler avoir écrit telle ou telle chose; je m'y reconnaissais et me demandais d'abord si ce n'était pas le texte de quelqu'un d'autre, récupéré sur le net et enregistré justement parce que ça me ressemblait. Mais non, aucune note au sujet de la source... l'auteur était donc moi.
Souvent c'était déprimant, toujours à propos de la même peine.


Et parfois c'était surprenant.

Par exemple, un document nommé 'brainstorm' dans lequel je croyais trouver l'ébauche d'un travail pour un cours d'anglais quelconque. Non, que des débuts de textes auxquels j'étais incapable de mettre une fin.

L'odeur de mes vêtements a changé, elle est devenue autre que la mienne, me rappelant le vide dont ma vie est remplie. En m'enveloppant dans mes couvertures fraîchement lavées, cette odeur me revient, me rapporte un souvenir trop chaud que je croyais avoir laissé dormir sous mon oreiller.

Le chocolat que je bois goûte le sable. Les lèvres collantes, je souris. Et tant qu'elles seront ainsi, il refusera de m'embrasser. Le sucre est de trop pour lui. Mais je l'aime. Le sucre. Lorsqu'il est granuleux encore plus. Il craque entre mes dents, roule sur ma langue, chatouille ma gorge. J'en ai les yeux rougis.

Ce silence énigmatique

Ah!

Le roulement de la chaise sur le plafond de ma chambre et le bruit de ses pas lourds que je prie de ne pas se rendre jusqu'aux escaliers me donnent des frissons. Je suis en sécurité, mais j'arrête de respirer au point de n'entendre que le battement de mon coeur dans mon crâne. Et ses respirations exagérées. J'ai peur de me savoir seule avec mes souvenirs et lui, dans cette maison froide, à l'image de notre relation. Le soir, il me faut

(décembre 2002)

Aussi, j'ai retrouvé des copies de courriels envoyés, et je me demande comment j'ai pu être méchante à ce point.
Ou sinon, il y avait quelques rêves racontés...
Mais tout ceci n'a sans doute pas de réel intérêt pour d'autres que moi.

L'important, c'est que ces fichiers continueront de vieillir sur la nouvelle machine. J'espère seulement qu'elle vivra assez longtemps pour que j'aie le temps de tous les réoublier, pour les retrouver dans plusieurs années et me laisser surprendre.

15 septembre 2006

Citation

"Le mental est un menteur..."
(A. Desjardins)

13 septembre 2006

Plainte

Depuis toujours, je souffre du mal terrible qu'on appelle "mal des transports". Quand j'arrive à lire trois pages en ligne dans le métro (sans subir l'attaque du feeling désagréable qui n'est ni un mal de tête, ni une nausée, ni un étourdissement, ni une bouffée de chaleur, mais bien le mélange subtil de tous ces symptômes) ça me comble de fierté.
J'en suis atteinte au point où même une balade en ascenseur me rend toute molle de malaises, mais comme la marche de Cadillac au centre-ville est trop longue pour éviter tout moyen de transport, la montée à pied du niveau métro au sixième étage me ferait trop suer pour être présentable à mes cours, j'utilise l'ascenseur (quand je me rends plus haut qu'au deuxième, mettons.)
Si ce n'était que de monter directement, de M à 6, y'en aurait pas de problème. Et c'est là où je veux en venir avec ma plainte: prendre l'ascenseur pour monter de M à RC, et prendre l'ascenseur pour monter de RC à 1, et de 1 à 2, et de 2 à 3, ce qui fait que moi qui souffre dans le coin et qui doit se rendre jusqu'à 6, je subis un arrêt à presque tous les étages, faire ça, C'EST LÂCHE!
Y'a même des escaliers mécaniques pour nous monter sans effort jusqu'à destination, si la montée à pieds nous écoeure trop.

Prendre l'ascenseur pour monter un seul étage, à moins d'être en béquilles ou en chaise roulante, c'est con.

09 septembre 2006

Dualité #2

On dirait qu'il y a quelqu'un d'autre que moi en dedans de moi qui cogne fort pour sortir de là.

Journée sauce à spaghetti

Y'a des jours où la pluie tombe tellement à point qu'on croirait que le ciel m'a écoutée rêver. Rêver de lasagne, cette nuit.
J'ai quitté la campagne trop rapidement, trop pleine de plantes et de légumes et de bois pour penser à y ajouter quelques pots de sauce à spaghetti. Ce matin, c'était Le matin où ma cuisine verrait naître ma Première sauce à spaghetti, la pluie et le froid m'en ont convaincue.
(Au téléphone)
- Salut papa!
- Salut ma grande!
- Qu'est-ce que tu fais?
- Ben là je déballe l'épicerie pis j'vas commencer une batch de sauce à spag.


Tu parles d'un adon!
Le temps de transcrire sa recette, de noter les ingrédents manquant à mon garde-manger et de m'habiller, je filais à mon tour à l'épicerie.
Puis, en analysant un peu tout ça, il m'a semblé étrange qu'il n'y ait pas d'ail dans la recette.
(Au télépone)
- Salut maman!
- Ma tite api!
- Qu'est-ce que t'es en train de faire?
- J'arrive de l'épicerie, pis j'vas me préparer à dîner là.
- Parce que moi j'm'apprête à faire de la sauce à spaghetti pis j'me demande si tu mets de l'ail dans la tienne.
- C'est drôle ça! J'ai acheté le stock pour en faire moi aussi tantôt!


Ben coudonc!