31 mai 2006

Bribes

Dans ma tête l'été est déjà terminé; le travail, le jardin, la piscine, la famille, le soleil, ça me dit rien, je serais prête à retourner à l'école tout de suite, je regarderais les feuilles sécher et la neige retomber.

Peut-être que mon temps est fini, ici. Que le bas St-Laurent me dit finalement de rester en ville...
À Rivière-Ouelle, je me suis sentie bien, mais à peine dix minutes à faire planer des roches et j'étais tannée.
Cet après-midi là au quai, le fleuve était terriblement sale. Jaune, on aurait dit de la moutarde sèche qui suivait les vagues, accrochée au varech.

Mon enthousiasme a manqué l'avion, on dirait.
J'ai planté les patates en bottes cette année, et ça m'a même pas dérangé.

J'ai pas envie de retourner travailler, même si c'est assuré que ça me fera du bien.

Peut-être que je me couche trop tard.
Ce matin on s'est levés à midi. Frustrant!

Intérieurement, j'ai plein d'envies, mais quand vient le temps de les concrétiser, je décroche.
Et puis, j'ai l'impression que ça manque de fil conducteur, tout ça.

28 mai 2006

Tournage

Une chose du cinéma qui me procure une espèce de fascination teintée d'envie: les rêves ont eu leur moment de réalité.

25 mai 2006

Sédentaire

Les vêtements sont secs, mais je les laisse étendus. Un peu par paresse, mais surtout pour qu'ils continuent d'échapper leur parfum de propre dans la chambre. Ça, et le café doux le matin, je crois que ce sont les deux odeurs qui m'ont le plus manquées.

Il me semble que l'appartement sent ce qu'il sentait les premiers jours où on y est emménagés. Je jubilais hier à faire un gâteau parce que la cuisine sentait bon, que j'avais oublié son odeur, et que me faire à manger m'avait manqué plus que tout le reste.

Ma grosse plante pour laquelle j'ai le plus d'affection, celle dont je rêvais qui était morte, tombée par terre, complètement déséchée, la première que j'ai eue, c'est celle qui avait la meilleure mine à notre retour. Elles avaient toutes bien hâte que j'arrive, mais je crois qu'elles vont toutes survivre. Merci à Jess et Hugo d'être passés, sans ça elles n'auraient pas survécu.


Dans mon miroir, j'ai plus de couleur que dans celui de là bas où je me trouvais toujours aussi blême. Comme si je me regardais pour la première fois depuis 24 jours et que je voyais tout le changement du même coup, sans avoir été témoin de l'évolution. C'est donc ça que ma famille verra?
Quand je regarde René devant son portable, sur le divan, c'est la même chose. Qu'il est dont plus brun ici que là bas!

J'ai fait un voyage merveilleux et j'en garderai d'excellents souvenirs, même des pires moments... mais le bonheur d'être de retour chez soi est absolument inégalable.

21 mai 2006

Sauvage

- Tu te sens pas mal d'être aussi antipathique avec les gens?
- ...
- Moi, me semble que quand j'suis désagréable de même avec le monde, ça me gêne pis j'me sens mal.
...
...
- J'ai pas encore appris à faire semblant...


C'est lui qui a raison, ça m'écoeure, ça me tente absolument pas de travailler sur moi. De devenir une personne meilleure.

J'aurais eu envie d'écrire un message en portugais, mais ça aurait été complètement stupide... Ici, tout me supplie de tenter quelques mots, d'oser quelques phrases. Mais je reste dans ma cage.

Je les déçois tous, et on dirait que je men fous.