Imaginaire
Mon histoire avec toi, le tout en ordre chronologique.

Pathétique hein?
Maintenant, j'hésite entre les 4 éléments.
Feu. Un peu tragique.
Eau. Pas très écologique.
Air. Dangereux de redécouvrir des miettes éparpillées.
Terre. J'irai tout déterrer un jour, c'est sûr.
Tuer une relation imaginaire, ça ne devrait pas être si difficile.
Gymnastique
Si j'ai dit ne pas t'en vouloir, c'était peut-être que je croyais qu'alors tu m'aimerais plus.
Parce qu'en y pensant mieux, je crois que je t'en veux.
Le bonheur est peut-être un gène récessif
Non, finalement, ce n'est pas le bonheur mon état de fond. Je crois que j'y ai cru un moment, mais quand je fais le bilan maintenant, ça saute aux yeux, j'ai passé bien plus de temps triste que joyeuse, et le bonheur ça ne doit pas ressembler à ça il me semble.
À la petite école j'étais tout le temps celle qui pleurait sur son pupitre. Le secondaire... je n'y retournerais jamais. Tout ce qu'il m'en reste: l'amitié c'est un couteau dans le dos et l'amour ça fait mal. Il y a bien trois années que je qualifierais d'heureuses, mais quand on regarde la froideur avec laquelle j'ai tout foutu en l'air, on voit bien qu'être heureuse ça me fait pas.
Je regarde mon père qui m'exaspère... toujours frustré, déçu, mal dans sa peau.
Je voudrais qu'il se donne un grand coup de pied au derrière et qu'il mette de la lumière dans sa vie, mais c'est comme s'il ne pouvait pas. Il essaie, c'est sûr, effort par dessus effort, sans arrêt. Mais chaque fois il échoue. Et je voudrais bien l'aider...
Mais je suis tellement découragée de le voir en moi, et de sentir que quoi que je fasse, j'échouerai aussi. Pas à l'école. Pas au travail. Mais dans ma vie. Dans ma quête du bonheur.
Ils disent tous que le bonheur c'est pas la destination mais le chemin. Que le bonheur ne se trouve pas dehors mais à l'intérieur de soi. Que le bonheur se construit de simplicités.
OK! Mais je comprends pas, pareil!
2084
Un quart de siècle, ça fait surtout peur quand on pense qu'on ne se rendra fort probablement pas jusqu'au siècle.
Mon quart de siècle est passé comme un coup de vent, et tu ne l'as pas senti. J'ai passé plus du quart de ma vie dans l'attente de rien du tout. Peut-être que c'est une bonne chose finalement de ne pas compléter le siècle.
Le plus triste dans mon quart de siècle, c'est que sans te pardonner, j'oublie tout ce qui ne me plaît pas.
Et j'ai peur pour le temps qu'il me reste.
Que d'émotion
En deuil depuis jeudi matin, au désespoir depuis jeudi matin. J'avais beau pousser le bouton avec tout l'espoir du monde, un mini courant électrique le secouait un peu mais il retombait aussitôt, sans même avoir fait bip. J'étais tellement désemparée, convaincue d'avoir perdu 5 ans de ma vie, plus les 10 ans d'avant enfermés dans un dossier nommé vieil ordi! On aurait dit que j'étais coupée du monde, et que de ma liste de toutes les choses à faire, je ne pouvais en régler aucune. C'était comme si on m'avait arraché une partie de mon cerveau, avec tout le pouvoir d'action, tous les souvenirs, toutes les connaissances qui y sont liés.
C'était terrible.
Trop terrible! Je l'ai ouvert avec fébrilité, ai opéré la chirurgie moi-même... Et il est ressuscité! Avec toute sa mémoire intacte. Il est resté le même.
Incroyable.
Ma vie c'est de la fiction
Je ne suis qu'une figure de style.
Dire
La différence entre complexe et compliqué? Le premier, une qualité. L'autre, un défaut.
Ils ont toujours dit que c'était simple avec moi. Pourtant, tout ce qu'ils arrivent à dire désormais c'est qu'ils ne savent pas quoi dire. Comme si j'étais une question insoluble à laquelle on n'a plus le temps de réfléchir.
J'ai tellement à dire, j'y pense au lieu de dormir.
Mais ils ne savent pas quoi dire, et ils le disent en secouant les épaules.
Ils abandonnent tous. C'est bien la dernière chose que je voulais, mais il me faudra l'apprendre de force; je finirai aussi par dire qu'il n'y a plus rien à dire.
Tout est devenu trop compliqué.
Crash
Finalement, on peut parler de fracassement... violent.
Mais si je ne passe pas les prochains mois à compter les miettes, je devrais garder le cap sur la vraie vie.
Fuite
Il pataugeait dans sa paperasse étendue sur le sol, comme un enfant dans ses legos mais avec la joie en moins. Les pieds joints au pas de la porte, je faisais mon salut, je ne sais plus à qui exactement, ni pourquoi, je voulais juste en finir au plus vite avec ce combat. Il a dit salut, c'est tout, et au dessus de nos deux têtes comme à des kilomètres l'une de l'autre, la ventilation s'est mise à bardasser tous les mots qu'on ne disait pas et qui flottaient là comme des traîtres.
Semblant de rien
C'est comme si l'automne n'existait pas au centre-ville. On ne le voit pas. On croise un arbre à la fois, ou bien il est vert comme en août, ou bien il a déjà perdu toutes ses feuilles... comme si la maladie de la solitude les avait même atteint, eux. Pas de vue d'ensemble, pas de dégradé du rouge au jaune, du vert au brun, pas de tempête de couleurs. C'est comme si l'automne longeait timidement les trottoirs du centre-ville pour ne pas se faire surprendre par la neige... Tout est déjà tellement gris.
Lire entre les lignes
Je suis un cas.
J'ai pris un numéro, mon cas a été examiné, et on m'a renvoyée à la maison.
Maintenant le dossier est fermé.
Je suis un cas bénin.
Le 17 octobre 2009, je vais prendre contact avec le sol, atterrir, ou me fracasser... et alors on pourra vérifier s'il y a ou a déjà eu dans ma cage thoracique offerte un coeur qui bat.
Je n'ai pas besoin d'une béquille.
Je voudrais juste qu'on me console.